Les nouveaux chiffres de l’Insee 2026 : dans le profil des entrants, une majorité de femmes 3/3

Les femmes représentent 53 % de la population immigrée arrivée en France en 2024. C’est la majorité numérique de la population immigrée totale et c’est ce que nous rapporte les données actualisées de l’INSEE.

Cette féminisation est une tendance longue, documentée depuis les années 1980. Pourtant, elle est systématiquement absente du débat public. 

Pourquoi ? Parce qu’elle contredit le cliché central des discours xénophobe et raciste : la figure du jeune homme seul, précaire et menaçant.

La réalité est bien différente. Décider de migrer est un acte délibéré, coûteux et risqué. Et c’est souvent bien plus compliqué pour les femmes, qui doivent s’extraire de contextes d’origine structurellement inégalitaires. 

Ces femmes ne subissent pas la migration ; elles la construisent. Elles évaluent les potentiels pays d’accueil, comparent les conditions, et les sélectionnent.

Qui sont-elles ? Des étudiantes, des infirmières, des ingénieures, des aides à domicile, des enseignantes, des femmes en regroupement familial qui entrent rapidement sur le marché du travail. Elles font tourner des secteurs entiers indispensables à notre quotidien, comme la santé, la petite enfance ou l’éducation. 

Pourtant, leur contribution reste sous-valorisée. Ne pas parler d’elles, ce n’est pas seulement un oubli statistique : c’est invisibiliser le moteur de notre propre société pour continuer à agiter des peurs. Il est temps de changer de regard.

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