Pourquoi l’effet de l’immigration sur les finances publiques varie-t-il selon les pays ?

Jean-Noël SENNE (maître de conférences (HDR) en économie, RITM, Université Paris-Saclay)

Jérôme GONNOT, économiste (maître de conférences, ESPOL, Université catholique de Lille)

Marie MONCADA, politiste (postdoctorante, Audencia)

Bruno Retailleau, désormais candidat à la présidentielle de 2027, annonce 10 milliards d’euros d’économies sur l’immigration, soit environ 0,3 % du PIB français. Ces économies reposeraient sur une réduction des entrées (regroupement familial, étudiants, asile) et sur une restriction de l’accès des étrangers à certains droits et prestations sociales. Mais une très grande partie de ces économies dépend d’une révision constitutionnelle soumise à référendum (Jacquot 2026). La faisabilité juridique de cette révision divise par ailleurs les constitutionnalistes (Barbarit 2026). Surtout, cette faible économie questionne : pourquoi Bruno Retailleau, pourtant très opposé à l’immigration, n’attend-il que 10 milliards d’euros d’économies ? Une meilleure gestion de l’immigration ne permettrait-elle pas d’en tirer davantage ?

L’effet budgétaire de l’immigration est proche de zéro dans la plupart des pays de l’OCDE (Ragot 2021 ; France Stratégie 2019). Pour comparer les pays, l’OCDE calcule la contribution budgétaire nette des immigrés en comparant ce qu’ils versent à l’État (impôts, TVA, cotisations sociales) à ce qu’ils reçoivent sous forme de dépenses publiques (santé, éducation, retraites, chômage, aides sociales).

Entre 2006 et 2018, cet effet est ainsi compris entre −1 % et +1 % du PIB. Les soldes budgétaires les plus négatifs sont observés en Lettonie et en Estonie (respectivement −1,6 % et −1,5 %), où une grande partie des immigrés est âgée et retraitée, tandis que le Luxembourg et la Norvège affichent les soldes les plus positifs (+2,9 % et +1,2 %). En moyenne, le solde des 25 pays est légèrement négatif (−0,16 % du PIB), mais cette contribution négative n’est pas spécifique aux immigrés : comme la plupart des États étaient en déficit budgétaire sur la période, les natifs affichent eux aussi un solde négatif dans 20 pays sur 25. En France, par exemple, la contribution des immigrés sur cette période est de −0.85 %, contre −3.25 % pour les natifs. Cette méthode comptable présente toutefois deux limites : elle ne prend en compte que les immigrés de première génération et exclut les dépenses liées au contrôle des frontières, aux expulsions ou au traitement des demandes d’asile.

France Stratégie (2019) explique ce résultat français par trois raisons principales : l’immigration y est ancienne (donc les immigrés y sont en moyenne plus âgés) ; les immigrés y ont plus de difficultés à trouver un emploi ; et le système social français redistribue beaucoup, ce qui coûte cher dès qu’il s’agit de soutenir les ménages modestes — immigrés ou non. En effet, les migrants intra-UE affichent généralement les contributions aux finances publiques les plus élevées, tandis que les migrants extra-UE affichent des contributions nettes plus mitigés, notamment lorsque leur intégration sur le marché du travail est difficile (Christl et al. 2022 ; Boffi et al., 2024 ; AIReF, 2025). Ces trois éléments servent de fil conducteur à ce qui suit.

1. L’âge et le cycle de vie

Au cours du cycle de vie, toute personne, immigrée ou non, « coûte » principalement à l’État lorsqu’elle est jeune (crèche, école, allocations familiales) ou âgée (retraite, santé), et lui « rapporte » quand elle travaille. Or, les immigrés se concentrent précisément dans les tranches d’âges actives : au sein des pays de l’OCDE, 80 % ont entre 15 et 64 ans , contre seulement 64 % de la population générale (Boubtane 2019). Ils arrivent déjà adultes, ont souvent effectué leurs études à l’étranger, et contribuent dès leur arrivée à financer les retraites et l’éducation d’un pays dans lequel ils n’ont pas été à la charge de la collectivité pendant leur enfance et leur adolescence.

En France, les moins de 16 ans représentent seulement 5,5 % des immigrés, contre 22,2 % des Français nés en France (Chojnicki et al. 2018). Cette pyramide des âges joue en faveur des immigrés chaque année. Un exemple parle de lui-même : en 2005, un immigré de 35 ans payait en moyenne moins d’impôts (15 500 €) qu’un Français du même âge (19 500 €) et recevait un peu plus d’aides. Pourtant, au total, les immigrés rapportaient davantage à l’État que les natifs — environ 3,9 milliards d’euros, soit 0,2 % du PIB — simplement parce qu’ils étaient plus souvent en âge de travailler (Chojnicki 2012).

Si l’on raisonne non plus sur une année donnée mais sur une vie entière, le bilan est plus mitigé. Les immigrés présents en 2005 coûteront, en moyenne, un peu plus qu’ils ne rapporteront sur le reste de leur existence. Mais le bilan global reste légèrement positif à long terme, grâce à l’arrivée continue de nouveaux actifs et à la contribution de leurs enfants devenus adultes (Chojnicki 2012).

Attention toutefois : l’âge n’explique pas tout. La Suisse accueille des immigrés plus âgés mais leur contribution reste positive ; l’Allemagne, pénalisée par une immigration vieillissante, présente un bilan négatif (France Stratégie 2019). D’autres facteurs entrent donc en jeu.

2. Le niveau de diplôme

Plus une personne est diplômée, plus elle est rémunérée et plus elle paie d’impôts. Un cadre de 45 ans contribue cinq fois plus aux finances publiques qu’un ouvrier peu qualifié du même âge (Ragot 2021). Or, en France, les immigrés sont en moyenne moins diplômés que les natifs : 57,5 % d’entre eux ont peu de qualifications, contre 49,4 % des Français nés en France (Chojnicki et al. 2018).

Peut-on sélectionner les immigrés à l’entrée en fonction de leur diplôme ? Les simulations montrent qu’orienter davantage l’immigration vers des profils qualifiés aurait plus d’effet que d’augmenter ou de diminuer le nombre d’arrivées. Mais la marge de manœuvre française est faible : la majorité de l’immigration est familiale (regroupement familial, mariage) et moins d’une arrivée sur cinq correspond à de l’immigration de travail (Chojnicki 2012). D’autres pays ont fait des choix différents : l’Australie a durci sa sélection fondée sur les compétences et a ainsi amélioré le bilan budgétaire des personnes accueillies (France Stratégie 2019).

Mais le diplôme ne fait pas tout non plus. En France, les immigrés originaires de pays hors UE sont parfois plus diplômés que ceux de l’UE, mais contribuent pourtant moins. En cause : le « déclassement », c’est-à-dire la difficulté à trouver un emploi correspondant à son niveau d’études et de qualifications (France Stratégie 2019). Avoir un diplôme ne suffit pas s’il n’est pas valorisé sur le marché du travail.

3. L’emploi, le genre et la durée de résidence

Au sein de l’OCDE, l’emploi est le facteur le plus déterminant. Si les immigrés avaient le même taux d’emploi que les natifs, ils contribueraient autant, voire davantage, aux finances publiques. Fait notable : les deux tiers de ce gain potentiel proviendraient de l’emploi des femmes immigrées, aujourd’hui souvent inactives (France Stratégie 2019).

En France, le chômage touche 17,2 % des immigrés contre 9,1 % des natifs, avec de fortes disparités selon l’origine (20,7 % pour les ressortissants de pays hors UE, 9,3 % pour les Européens) (Chojnicki et al. 2018). La crise économique de 2008 a particulièrement frappé les immigrés : leurs cotisations sociales ont presque été divisées par deux entre 2006 et 2011, tandis que celles des natifs continuaient d’augmenter. Le creux de 2011 traduit donc l’onde de choc de la crise financière de 2008, qui a frappé de manière disproportionnée une population plus exposée aux pertes d’emploi et à la précarisation, dégradant mécaniquement son bilan fiscal (Chojnicki et al. 2018). Le solde budgétaire des immigrés dépend donc fortement du cycle économique, et une photographie prise en bas de cycle ne dit rien de leur contribution moyenne sur la durée.

Au-delà des performances individuelles, l’accès à l’emploi est également encadré par la loi : un étranger hors UE doit détenir un titre de séjour l’autorisant à travailler, et de nombreux métiers lui sont fermés (Défenseur des droits 2016). Autrement dit, le faible taux d’emploi des immigrés ne tient pas uniquement à leurs caractéristiques, mais aussi au cadre législatif qui s’applique à eux sur le marché du travail.

Plus un immigré reste longtemps sur le territoire, plus il s’intègre au marché du travail. Pour les immigrés venus de pays hors UE, le taux d’emploi passe de 40 % à 61 % de moins de trois ans à plus de six ans de présence. En Allemagne, le taux d’emploi des réfugiés passe de 8 % à 60 % en dix ans (France Stratégie 2019).

La loi française encadre également l’accès à certaines prestations sociales en imposant des durées de résidence minimales : 5 ans pour toucher le RSA (étrangers seulement), 10 ans pour le minimum vieillesse, 3 mois pour l’assurance maladie (Défenseur des droits 2016). . Selon Chojnicki (2012), la durée de présence sur le territoire pèse même davantage que l’âge dans la contribution nette d’un immigré.

4. L’origine et le motif d’entrée

La raison pour laquelle une personne migre joue un rôle important sur son insertion. En Australie, l’immigration de travail rapporte beaucoup, tandis que l’immigration humanitaire (réfugiés) coûte au départ et ne voit sa contribution nette s’inverser qu’après une vingtaine d’années. Au Danemark, les immigrés venus de pays occidentaux contribuent positivement, tandis que les autres contribuent très négativement, en raison principalement des difficultés d’accès à l’emploi (France Stratégie 2019).

En France, les contributions nettes des immigrés européens et non européens ont convergé à la baisse entre 2001 et 2011, principalement parce que la population immigrée européenne a vieilli (Chojnicki et al. 2018).

Les demandeurs d’asile constituent un cas particulier. À court terme, ils ont rarement d’effet significatif sur les finances publiques, mais ils contribuent positivement au PIB au bout de 3 à 7 ans de présence sur le territoire — ce délai étant largement dû aux restrictions d’accès à l’emploi (d’Albis et al. 2018). En France, un demandeur d’asile n’acquiert le droit de travailler qu’au bout de 9 mois (Défenseur des droits 2016). Ces règles administratives allongent mécaniquement le délai avant qu’une contribution positive soit effective.

5. La santé

Contrairement à une idée largement répandue, les immigrés ne ne coûtent pas plus chers au système de santé que les natifs. Au contraire : ils sont souvent en meilleure santé à l’arrivée, car ce sont plus souvent des personnes jeunes et déterminées qui migrent . Cet avantage, lié à l’ « autosélection positive » des immigrés, s’érode avec le temps.

En France, les immigrés consultent moins souvent les médecins et ont plus de mal à accéder aux soins. L’exemple le plus parlant est celui de l’Aide médicale d’État (AME), qui couvre les personnes sans-papiers : seuls 51 % des personnes qui y ont droit en bénéficient réellement, souvent par manque d’information ou en raison de la complexité des démarches (Gonzalez et Nauze-Fichet 2020). Cela réduit les dépenses publiques apparentes, mais pas forcément le coût réel : un soin tardif coûte souvent plus cher qu’un soin précoce (Défenseur des droits 2016).

La théorie dite de « l’appel d’air » — à savoir l’idée selon laquelle les immigrés viendraient en France pour profiter du système de santé — n’est pas vérifiée. Dans l’enquête Premiers Pas, seuls 10 % des personnes interrogées citent la santé comme motif de migration (Gonzalez et Nauze-Fichet 2020). Les études européennes le confirment : il n’existe pas d’ « effet aimant » des systèmes sociaux plus généreux (Ragot 2021).

6. La famille, les enfants et la seconde génération

Les femmes immigrées ont en moyenne plus d’enfants que les Françaises (2,6 contre 1,8), surtout dans les années suivant leur arrivée (Chojnicki 2012). Ces enfants coûtent à l’État (crèche, école), mais rapporteront plus tard au cours de leur cycle de vie en intégrant le marché du travail.

Un choix comptable change tout. Faut-il considérer les enfants nés en France de parents immigrés comme des « natifs » (ils sont français) ou comme des « immigrés » (ils sont rattachés à leurs parents) ? Selon l’une ou l’autre des conventions retenues, la contribution nette des immigrés en 2011 varie de −0,49 % (enfants considérés comme natifs) à −1,64 % du PIB (enfants considérés comme immigrés) (Chojnicki et al. 2018). Cette seule différence méthodologique peut donc faire basculer le résultat comptable du négatif au positif.

À long terme, en incluant la contribution des descendants des immigrés, le bilan est légèrement positif en France (Ragot 2021). Autrement dit, raisonner uniquement à court terme, ou encore de manière statique (pour une année donnée) plutôt que de manière dynamique (sur l’ensemble du cycle de vie), peut donner une image trompeuse.

7. Les facteurs contextuels

Au-delà des caractéristiques individuelles des immigrés, d’autres éléments additionnels restent importants à considérer :

  • La taille des flux. Un même effet par migrant pèse plus ou moins selon la part des immigrés dans la population. L’Australie et le Canada reçoivent proportionnellement beaucoup plus d’immigrés que la France ou le Japon, ce qui amplifie mécaniquement l’effet (Chojnicki 2012).
  • Le système social. Plus un pays redistribue, plus les écarts de revenus entre immigrés et natifs pèsent sur ses comptes. La France consacre 31,4 % de son PIB aux prestations sociales, contre environ 29 % en Allemagne et 25,5 % au Royaume-Uni (Marc et al. 2022). Les taux de non-recours varient également d’un pays à l’autre et d’une prestation à l’autre. Plusieurs études récentes tendent à montrer que le non-recours à certaines prestations sociales est plus élevé, à caractéristiques et éligibilité égales, chez les ménages étrangers, en raison d’un manque d’information et de la complexité des démarches (Secours Catholique 2025 ; Montanari 2024).
  • Les choix comptables. Les choix comptables ne sont pas neutres dans l’estimation de la contribution nette des immigrés aux finances publiques. Plusieurs questions font débat ou relèvent de l’interprétation : comment traiter les couples mixtes dans la redistribution budgétaire ? Comment imputer les dépenses d’éducation des enfants d’immigrés nés en France ? Comment affecter les biens publics purs non individualisables (comme le budget de la défense nationale) ? Certaines analyses, notamment celles issues de laboratoires d’idées, mettent en avant, par exemple, le fait que le taux d’emploi des immigrés extra-européens est inférieur à celui des natifs. Cependant, , leur modèle interprète ce différentiel comme une perte ou un coût pour l’État, plutôt que de mesurer la contribution positive de la majorité des immigrés qui occupent un emploi.

Les études du CEPII montrent ainsi que sur une période de plus de trente ans, la contribution nette de la population immigrée aux finances publiques oscille constamment dans une fourchette comprise entre -0,5 % et +0,05 % du PIB en France (Chojnicki et al. 2018).

Conclusion

L’approche comptable stricte passe – entre autres – sous silence l’insertion des immigrés dans l’économie réelle. Ces derniers sont largement surreprésentés dans des secteurs essentiels à faible valeur ajoutée mais indispensables au quotidien (nettoyage, sécurité, santé, maisons de retraite, transports, métiers du BTP). Sans eux, ces secteurs souffriraient de pénuries de main-d’œuvre paralysantes pour l’activité nationale (Fasani et Mazza 2023). Un bilan comptable légèrement négatif ou positif ne dit donc rien sur ce que l’économie perdrait en l’absence de ces travailleurs.

L’impact économique de l’immigration en matière de finances publiques varie d’un pays à l’autre pour une combinaison de raisons : l’âge, la qualification, l’emploi, l’origine, la famille et la durée de séjour des immigrés, bien sûr ; mais aussi le volume des arrivées, le système social du pays d’accueil, les règles d’accès aux droits et les choix méthodologiques des chercheurs. Au niveau macroéconomique, toutefois, l’impact est globalement neutre, quelles que soient les méthodes retenues, et les différences entre pays sont minces.

Le mécanisme commun est ce que les économistes appellent le « dividende démographique » : des personnes en âge de travailler s’installent dans des pays qui vieillissent et peinent à financer leurs retraites. Elles allègent ainsi la facture collective.

Deux variables clés doivent cependant être mises en avant. La nature du flux migratoire, d’une part, montre que les pays qui privilégient une immigration choisie et de travail par des critères stricts de compétences ou de diplômes (par exemple, le système à points du Canada, de l’Australie, ou le modèle Suisse) affichent des bilans fiscaux légèrement plus positifs, car les nouveaux arrivants s’insèrent immédiatement via des emplois qualifiés et fortement fiscalisés. À l’inverse, les pays accueillant une part plus importante d’immigration humanitaire ou familiale (par exemple, la France, l’Allemagne, la Suède) supportent des coûts d’intégration initiaux plus élevés (asile, apprentissage de la langue), ce qui pèse à court terme sur le solde (Vallaud-Belkacem et Michallet 2025).

La structure de l’État-providence et du marché du travail, d’autre part, montre que le degré l’impact de l’immigration dépend de la vitesse d’accès à l’emploi. Dans les pays aux marchés du travail très flexibles (Royaume-Uni, États-Unis), les écarts de taux d’emploi entre natifs et immigrés s’estompent rapidement. En outre, les modèles sociaux y sont moins redistributifs. En revanche, dans les pays dotés d’un modèle social très redistributif (France, Danemark), le coût des filets de sécurité universels et de l’éducation sont conséquents, ce qui implique des dépenses initiales importantes par habitant et un « manque à gagner » à court terme si les nouveaux arrivants font face à un chômage temporaire ou occupent des emplois à bas salaires. Enfin, lorsque l’intégration sur le marché du travail est ralentie par des freins administratifs ou des barrières de qualification, le manque à gagner fiscal peut également entraîner un léger déficit comptable temporaire, mais qui tend à se résorber voire à s’inverser à plus long terme

Parler d’un « coût exorbitant » de l’immigration pour les finances publiques ne correspond donc pas à ce que montrent les nombreuses études économiques sur le sujet : l’effet , est parfois négatif, parfois positif, mais demeure globalement faible, et dépend autant de ce que l’on mesure que du pays étudié. L’économie, sur ce sujet comme sur d’autres, invite moins aux formules frappantes qu’à l’examen patient des chiffres.

Références

Articles scientifiques

Aubry, A., Burzyński, M. & Docquier, F. (2016). The Welfare Impact of Global Migration in OECD Countries. Journal of International Economics, 101, 1-21. https://doi.org/10.1016/j.jinteco.2016.03.005

Boubtane, E. (2019). « Les effets économiques de l’immigration pour les pays d’accueil ». L’Économie politique, 84(4), 72-83. https://doi.org/10.3917/leco.084.0072

Chojnicki, X., Ragot, L. & Sokhna, N. P. (2022). « L’impact budgétaire de trente ans d’immigration en France : une approche comptable ». Revue économique, 73(4), 529-583. https://www.cepii.fr/PDF_PUB/wp/2018/wp2018-04.pdf

Christl, M., Bélanger, A., Conte, A., Mazza, J., & Narazani, E. (2022). Projecting the fiscal impact of immigration in the European Union. Fiscal Studies, 43(4), 365-385. https://doi.org/10.1111/1475-5890.12314

d’Albis, H., Boubtane, E. & Coulibaly, D. (2018). Macroeconomic Evidence Suggests That Asylum Seekers Are Not a “Burden” for Western European Countries. Science Advances, 4(6), eaaq0883. https://doi.org/10.1126/sciadv.aaq0883

d’Albis, H., Boubtane, E. & Coulibaly, D. (2019). « Immigration and Public Finances in OECD Countries ». Journal of Economic Dynamics and Control, 99, 116-151. https://doi.org/10.1016/j.jedc.2018.12.003

Fasani, F., & Mazza, J. (2023). Being on the Frontline? Immigrant Workers in Europe and the COVID-19 Pandemic. ILR Review, 76(5), 890-918. https://doi.org/10.1177/00197939231173676

Montanari, M. G. (2024). Migrants-natives’ gap in welfare take-up. Polis, 38 (2), 153-184. https://doi.org/10.1424/113962

Rapports et livres

AIReF (Autoridad Independiente de Responsabilidad Fiscal). (2025). Fiscal impact of immigration. In Opinion on the Long-Term Sustainability of the General Government (Box 5, pp. 174-178). Madrid: AIReF. https://www.airef.es/wp-content/uploads/2025/03/Opini%C3%B3n_sobre_la_sostenibilidad_de_las_AAPP_largo_plazo/BOX-5.-Fiscal-Impact-of-Immigration.pdf

Boffi, G., Suari-Andreu, E., & van Vliet, O. (2024). The net fiscal position of migrants in Europe: Trends and insights (TransEuroWorkS Working Paper No. 2/2024). Leiden University / TransEuroWorkS Project. pp. 1-45. https://home-affairs.ec.europa.eu/whats-new/publications/net-fiscal-position-migrants-europe-trends-and-insights_en

Chojnicki, X. (2012). « The Fiscal Impact of Immigration in France: A Generational Accounting Approach ». CEPII Working Paper, n° 2012-11. https://www.cepii.fr/CEPII/fr/publications/wp/abstract.asp?NoDoc=4516

Chojnicki, X., Ragot, L. & Sokhna, N. P. (2018). « The Fiscal Impact of 30 Years of Immigration in France: (I) an Accounting Approach ». CEPII Working Paper, n° 2018-04. https://www.cepii.fr/CEPII/en/publications/wp/abstract.asp?NoDoc=11313

Damas de Matos, A. (2021). The fiscal impact of immigration in OECD countries since the mid-2000s. Dans OECD, International Migration Outlook 2021 (chap. 4, p. 111-162). OECD Publishing. https://doi.org/10.1787/29f23e9d-en

Défenseur des droits (2016). Les droits fondamentaux des étrangers en France. Paris : Défenseur des droits. https://www.defenseurdesdroits.fr/rapport-les-droits-fondamentaux-des-etrangers-en-france-291

France Stratégie (2019). L’impact de l’immigration sur le marché du travail, les finances publiques et la croissance. Paris : France Stratégie. https://www.strategie-plan.gouv.fr/publications/limpact-de-limmigration-marche-travail-finances-publiques-croissance

Gonzalez, L. & Nauze-Fichet, E. (dir.) (2020). Le non-recours aux prestations sociales : mise en perspective et données disponibles. Les Dossiers de la DREES, n° 57. https://drees.solidarites-sante.gouv.fr/publications/les-dossiers-de-la-drees/le-non-recours-aux-prestations-sociales-mise-en-perspective

Marc, C., Portela, M., Hannafi, C., Le Gall, R., Rode, A. & Laguérodie, S. (2022). Quantifier le non-recours aux minima sociaux en Europe : un phénomène d’ampleur qui peine à susciter le débat. Les Dossiers de la DREES, n° 94. https://drees.solidarites-sante.gouv.fr/publications-communique-de-presse/les-dossiers-de-la-drees/quantifier-le-non-recours-aux-minima

Ragot, L. (2021). « Immigration et finances publiques ». Focus du CAE, n° 072-2021, novembre. Paris : Conseil d’analyse économique.https://cae-eco.fr/immigration-et-finances-publiques

Secours Catholique – Caritas France (2025). État de la pauvreté en France 2025, section 3.3, p. 158-159. https://www.secours-catholique.org/m-informer/publications/etat-de-la-pauvrete-en-france-2025

Vallaud-Belkacem, N. & Michallet, B. (2025). Réfugiés : ce qu’on ne nous dit pas. Paris : Stock, 270 p.

Articles de presse

Barbarit, S. (2026). « Référendum sur l’immigration, primauté du droit national : le projet de Bruno Retailleau est-il faisable ? » Public Sénat. https://www.publicsenat.fr/actualites/politique/referendum-sur-limmigration-primaute-du-droit-national-le-projet-de-bruno-retailleau-est-il-faisable

Jacquot, G. (2026). « Présidentielle 2027 : Bruno Retailleau s’engage sur un plan d’économies de près de 200 milliards d’euros, s’il est élu. » Public Sénat. https://www.publicsenat.fr/actualites/economie/presidentielle-2027-bruno-retailleau-sengage-sur-un-plan-deconomies-de-pres-de-200-milliards-deuros-sil-est-elu

Soutenez-nous !